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Schöner Revolver Colt 1851 Navy — Kal. .36 Schwarzpulver — Herstellung Armi San Paolo (Logo „DGG“) und gekennzeichnet Euroarms — Waffe von 1969 — 100 % Brünierung — Sehr guter ästhetischer und mechanischer Zustand — Sehr schöner Lauf — TBE/TBE+

240 €

Neu

Beschreibung

En 1957, deux Américains débarquent à Gardone Val Trompia.

C’est un beau bourg de Lombardie. Au milieu coule une rivière. Aussi.

Et elle a servi la rivière. A des activités moins bucoliques que le paysage alentour.

Le grand homme du bled, c’est Bartolomeo Beretta (1490 – 1565/1568). Le dit grand homme y a fondé une firme armurière il y a bientôt 500 ans et elle est encore dans la famille depuis lors. Peut-être l’entreprise vivante la plus ancienne au monde. 

Comme dit Maître Flingus quand la philosophie le prend à « l’issue de son plein gré »: « There is no business like gun business ». Illustration faite. Tant qu’il y aura des hommes.

Val Forgett, homme d’affaires de l’arme, et William B. Edwards, rédacteur technique du magazine Guns, cherchent quelqu’un pour reproduire des armes à poudre noire western que tout le monde recherche alors aux USA.

Ils tombent sur un certain Luciano Amadi, employé chez Beretta — C’est l’un des rares employés de l’usine à parler anglais. On est en 1957 donc. Et la demande des américains en goguette péninsulaire tient en quelques mots : un Colt 1851 Navy.

Et un beau SVP. Un qui ressemble vraiment à un vrai d’époque et qui puisse tirer parfaitement sans craindre de détruire une pièce historique originale qui, elle, vaut parfois quelques de milliers de « bucks »…

Il faudra des mois à Amadi pour arriver à faire venir un authentique Navy d’origine fourni par Forgett. Et il lui faudra encore du temps pour trouver un fabricant.

C’est Vittorio Gregorelli, un modeste fournisseur de pièces pour Beretta qui s’y collera le premier. Il n’a même pas la licence pour fabriquer des armes. Une première commande de 250 revolvers le convainc de se lancer. Un chèque de 500 dollars signé par Forgett lance l’outillage. Une époque de liberté.

Une industrie est en train de naître : celle des copies poudre noire des revolvers Western qui font encore notre bonheur à tous.

Deux équipes concurrentes finissent par se monter à peu près en même temps. Et même si bien d’autres s’y mettront dans la foulée. Car le marché se révèle rapidement au moins autant européen et mondial qu’américain.

D’un coté, Gregorelli s’associera très vite à Aldo Uberti pour une suite glorieuse connue de tous ici. Notez d’ailleurs que les toutes premières répliques sorties de cette association, entre 1959 et 1962, sont marquées « GU », pour Gregorelli & Uberti. Pièces aujourd’hui fort recherchées outre-Atlantique. Regardez donc vos vieilles répliques…

De l’autre coté, Amadi, qui a bien compris le sujet, et a désormais les contacts aux USA via Forgett, cherchera une autre solution. Il s’associe à Giacomo Grassi, Silvano Gazzola et Giuseppe Doninelli, trois anciens, tous issus de Gradoga, un fabricant de petits pistolets semi-automatiques perdu dans cette vallée bénie de Vulcain et de tous les autres Dieux armuriers.

Ils fondent ainsi Armi San Paolo, du coté de Brescia à 20 bornes de Gardone.

Le logo « DGG » que l’on trouve sur une partie des fabrications San Paolo est d’ailleurs l’acronyme de Doninelli, Grassi, Gazzola. Les « responsables fabrication » en quelque sorte. L’entreprise emploiera jusqu’à une soixantaine de personnes. 

Et ce bon Amadi, me direz vous, il est où sur ces armes? Et bien sa marque à lui, c’était Euroarms, celle qui distribuait la production de Armi San Paolo. Donc il y est bien sur ces armes mais pas dans le logo.

Ah, ces italiens… C’est toujours compliqué mais en général ça marche plutôt bien.

Uberti existe toujours. En revanche, Armi sans Paolo a disparu.

Euroarms, leur distributeur de toujours un peu partout dans le monde, finira par les racheter. Armi San Paolo devient alors Euroarms Italia en 2002. Puis l’histoire se termine pour tout le monde en 2011.

Les pièces et l’outillage partiront chez Pedersoli. Fin d’une histoire qui a bien plus à tout le monde car leurs modèles sont toujours désirés.

Le modèle qu’ils voulaient tous copier en cette fin des années 50, Samuel Colt l’avait conçu entre 1847 et 1850. C’était le 1851 et ses variantes. Les années 50 du siècle précédent. Et il y avait de très bonnes raisons pour commencer par celui-là.

Six coups. Calibre .36. Canon octogonal de 7,5 pouces. Carcasse ouverte. Et surtout une star. Une arme très moderne vers 1850.

Il restera d’ailleurs en production jusqu’en 1873 — quelque 215 000 exemplaires sortiront de Hartford, auxquels s’ajoutent 42 000 revolvers de plus produits à Londres.

Le cylindre porte une scène navale gravée. Pour rappeler la toute première bataille où une arme de Colt avait fait l’Histoire.

C’est la bataille navale de Campeche, où le sloop texan « Austin » et le brick « Wharton » tiennent tête, le 16 mai 1843, aux vapeurs mexicains « Guadalupe » et « Montezuma ». Combat tactiquement indécis, mais victoire stratégique pour les Texans, qui font lever le blocus du port.

Les Colts en question, c’était d’ailleurs des Paterson, et pas des 1851, qui équipaient la marine du Texas pour le premier contrat militaire de l’ineffable Samuel.

On ne sait même pas si les marins texans ont eu le temps de sortir les Colt Paterson de leurs caisses. Mais Colt fit reproduire l’événement sur ses barillets. Car la pub c’est toujours bon pour les affaires. Et, accessoirement, cette belle gravure mécanique, parfaitement identique d’une arme à l’autre, une grande première industrielle sur des armes, constituait aussi… un excellent moyen de déjouer les copies, autre fléau de l’homme d’affaire!

Le nom de « Navy » est resté attaché à ce calibre 36. Le .44,  c’est le modèle Army. Wild Bill Hickok, lui-même, en portait une paire à la ceinture.

Sa balle ronde de 80 grains partait quand même à environ 300 m/s les bons jours et avec une poudre de qualité. C’est la puissance équivalente d’un .380 moderne. Et le plomb mou, graissé à la suie animale, c’est dévastateur à l’arrivée. Sa fiabilité, sa maniabilité et son recul séduiront finalement  bien plus les fantassins que les marins.

Mais quelle histoire !

Guerre de Sécession, Conquête de l’Ouest, Hollywood, tout contribuera à faire du Colt 1851 une icône absolue de l’armement individuel. 

Et ce Navy, premier vrai succès commercial de Colt avec les armées, est donc bien le point de départ de toute cette histoire. Celle des originaux. Et celle aussi de ces firmes italiennes, sorties de nulle part, qui fabriquent encore du rêve en ce XXI° siècle pour notre bonheur à tous.

 

Notre pièce est donc un Colt 1851 Navy en calibre .36 poudre noire, fabriqué par Armi San Paolo.

Il porte d’ailleurs à la fois le logo « DGG » de la maison et le marquage Euroarms. Et vous savez désormais pourquoi.

Le poinçon d’épreuve XXV le date de 1969, bien avant la reprise d’Armi San Paolo par Euroarms. Ce sont encore de très belles fabrications.

Le bois est du beau noyer, sans reproche. TBE. Le laiton de la carcasse est très beau aussi

Le bronzage est toujours à 98,5 %, quasiment sans trace d’oxydation. Et encore moins de peau d’orange.

Comme toujours, tous les défauts que vous pourrez voir sur les photos sont surtout l’effet de mes MACRO PLAN qui exagèrent CONSIDÉRABLEMENT le moindre défaut. L’arme est vraiment très belle.

Le jaspage est encore présent à 85 %, dans ces tons gris-argent si caractéristiques des belles fabrications d’époque.

Mécaniquement, tout est excellent. Les cliquetis mythiques à l’armement du chien sont bien sonores. Ah quel bonheur ! 

L’indexation est très bonne. Pas entrefer d’usage excessif. Les ressorts sont fermes. La détente est nette. Même les vis sont en TBE.

Le canon est très beau, avec de belles rayures. 

État général TBE/TBE+ surtout compte tenu de son âge. Je recommande vivement ces fabrications des années 60 à 90. Au delà comme un peu partout cela a un peu baissé surtout en finitions.

Bref un bon Navy de l’époque Armi San Paolo, dans les bonnes fabrications (regardez donc la jointures bois/métal) et dans un état vraiment excellent. Une très bonne pièce.

 

Arme de catégorie D f) au CSI : CNI ou passeport en cours de validité obligatoire.

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Rappel : Toutes les armes de collection, de chasse, et de tir sont d’occasion et sont vendues dans l’état, sans garantie.

Toutes les armes historiques de fabrication ancienne vendues en tant que C ou D, “Collection” ou “Cow-boy shooting”, sont des armes de collection non éprouvées pour le tir et non  testées en stand. Elles ont été inspectées visuellement relativement à leur état général et mécanique mais aucune n’a été utilisée au tir et elles sont donc vendues comme non testées. L’acquéreur désirant utiliser une arme pour le tir devra impérativement se rapprocher préalablement du banc National d’Épreuve de Saint Étienne, seule entité habilitée à délivrer des certifications d’épreuves préalable à un usage de tir.

 

Details

ID 10338368
URL https://www.gunfinder.de/items/10338368
Kategorie Waffen / Revolver
Erwerbsberechtigung Erforderlich
Zustand Neu
Standort 75002 Paris, Frankreich
Verfügbarkeit lieferbar
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