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Sehr seltener bayerischer Kavallerie-Mosqueton Modell 1843 modifiziert 1851/60 – 1. Perkussionssystem der bayerischen Armee – Neu gebaut – Kriege von 1866 und 1870 – Arsenal Amberg 1851 – Seltene Waffe in TBE
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Quelle
Flingus Maximus
Zuletzt aktualisiert
vor etwa 12 Stunden
Beschreibung
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Une arme rare sur la quelle j’ai eu un peu de mal à y voir clair moi-même…
Il s’agit d’une arme de la petite armée bavaroise du temps où la Bavière était encore indépendante de l’Empire allemand (jusque 1866).
Dès 1842, la Bavière se met à la percussion. Elle est alors assez novatrice par rapport au reste de l’Europe, relativement à sa petite taille. Elle définit un système piston dit « 1842 », à chien plat, en calibre 17,8mm qui sera adapté en 1843 aux carabines et aux armes de chasseurs.
A titre anecdotique et assez étrangement, environ un millier de fusils d’essais au standard bavarois 1842, mis au calibre de 18mm de rigueur aux USA et sans les marques d’Arsenal de « Amberg », mais bel bien fabriqués en Bavière, se retrouvèrent … vendus aux USA pendant la guerre de Sécession par un contractant bavarois inconnu.
Il s’agit là sans doute d’une partie de l’énorme trafic d’armes les plus diverses occasionné dans le monde par ce conflit et qui n’aura comme équivalent que l’armement baroque et cosmopolite de la Défense Nationale française en 1870. Preuve s’il en est que, depuis toujours, les conflits les plus malheureux alimentent constamment les profits les plus douteux/juteux…
Soucieuse d’économie, l’armée bavaroise passera aux armes à piston essentiellement par transformation d’armes des systèmes 1826 et précédents (silex) déjà en stock à partir de 1842 pour les fusils et de 1843 pour les carabines. A titre d’échelle, à peine 20.000 fusils seront produits neufs au standard piston 1842 (l’infanterie bavaroise c’est environ 90.000 hommes en 1870), le reste est issu de transformations.
Pour les carabines, c’est encore pire. Au-delà des carabines issues de la transformation de modèles précédents, pas plus de 750 pièces furent produites directement au standard 1843 à Amberg entre 1843 et 1853. C’est sans doute ce qui explique qu’on voit très rarement même en Allemagne ces carabines 1843 « construites neuves » mais plutôt des 1826/43. Pour mémoire toujours, l’armée bavaroise c’était à peine 15.000 cavaliers en 1870.
Les fûts de ces carabines seront raccourcis et un tenon de baïonnette ajouté vers 1851. Des rayures seront pratiquées sur les exemplaires encore actifs à partir de 1860. A noter qu’il existent des armes de forteresse, de chasseurs et de gendarmes à ces standards 43.
C’est une de ces rares carabines 1843 que nous avons ici. Celle-ci a subi la modification 1851 et son canon est bien rayé post 1860. Ce sont des armes très peu courantes. Pour l’infanterie, le système Podewill prit, partiellement, le relai à partir de 1858. Les carabines de cavalerie bavaroises, elles, n’ont pas subies cette dernière transformation.
Fin mars 1865, il restait 505 de ces carabines 1843 construites neuves, modifiées ou non, dans les arsenaux et 238 dans les régiments.
Les cavaliers bavarois sont donc partis aux conflits de 1866 et 1870 essentiellement avec leurs pistolets 1843/45, leur carabines 1826 modifiées pistons et ces carabines 1843 modifiées. Seuls les chevaux-légers bénéficièrent d’un système d’armes un peu plus moderne avec la carabine de chevaux légers modèle 1869 système Werder. Pour l’infanterie, les armes Werder n’équipèrent que quatre bataillons de chasseurs.
Notre exemplaire de carabine 1843 modifiée 51/60 est en BE+/TBE
Compte tenu de son insigne rareté il est déjà miraculeux que cet exemplaire nous soit parvenu dans un tel état. Il s’agit probablement d’une arme ayant fait la Campagne de 1870 et restée sous nos climats.
J’ai, avec, une baïonnette qui n’est pas du modèle (selon mes recherches le modèle de baïonnette bavaroise d’infanterie 1842 devrait faire 59 cm et celle-ci ne fait que 49 cm et portant elle ne me semble pas raccourcie… Est-ce un modèle propre à la cavalerie ?) mais elle est indiscutablement bavaroise et se fixe impeccablement à l’arme! Alors je la joins avec.
Les bois sont en TBE – sans marques excessives de manipulation. Aucune fracture – aucune enture- Des poinçons de réception couronnés sont encore visibles imprimés en bois en dessous de crosse et en contre-platine ainsi qu’un « G » de contrôle dont j’ignore la signification. Ensemble très sain en TBE.
Toutes les garnitures fer sont conformes et homogènes – marquées d’un même « H » en sommet de plaque de couche, contre platine, pontet et grenadière qui est d’un seul tenant avec la tringle de transport qui à juste perdu ses deux anneaux d’attache.
L’embouchoir, au modèle, (similaire d’ailleurs à ceux des fusils 1842 bavarois mais en plus petit) est également poinçonné. La baguette est, en revanche, absente. L’ensemble est donc bien homogène et en TBE.
Le canon est très propre – rayé post 1860 – avec une queue de culasse poinçonnée également (GF) et sa hausse en TBE – C’est un poinçon d’épreuve de Amberg. Toutes vis conformes et en TBE aussi.
La platine est bien du modèle adoptée 1843 – du même type que celle des fusils 1842 et pistolets 1843 mais dans une taille intermédiaire. Bien poinçonnée, elle est bien aussi marquée de la Couronne bavaroise avec la mention de l’Arsenal de Amberg et de la date de fabrication de l’arme « 1851 ».
L’arme présente un fonctionnement mécanique impeccable avec un ressort bien ferme.
Cette carabine de cavalerie est sans doute une des plus rares armes de la période 1860-1871. J’avais vu le fusil 1842 quelques fois jamais la carabine 1843.
In fine, une arme à piston européenne très rare et un modèle en très bon état d’arme de cavalerie ayant connu les combats de 1870 – Très bon complément pour une collection sur le thème des armes réglementaires allemandes ou de la guerre de 1870.
Arme de catégorie D au CSI : pièce d’identité, CNI ou passeport, en cours de validité obligatoire
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