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Quelle
Flingus Maximus
Zuletzt aktualisiert
vor etwa 11 Stunden
Beschreibung
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Il raconte toute une histoire aussi celui-là, celle des troupes d’assaut en 14-18.
Ceux qui ont lu « Sous Verdun » ou « Ceux de 14 » de Maurice Genevoix ont pu parfois se demander comment de fins lettrés, fils des meilleures familles européennes, parfois Normaliens d’avant 1914, parlant un grec ancien très pur, bref d’un niveau intellectuel auquel notre société peine aujourd’hui à rêver dans ses meilleurs filières, ont pu se transformer en quelques mois en coupeurs de gorges vivant dans la boue, maniant le poignard, la pelle bien aiguisée ou le casse-tête artisanal avec la même dextérité qu’ils maniaient la plume quelques mois auparavant.
Disons que les retours de l’Histoire, après de longues périodes de paix, prennent parfois des formes cruelles qui transforment hommes et sociétés parfois plus rapidement que des siècles de commerce ou de religion. Qu’on pense aussi à Roger Vercel qui s’est auto-raconté dans les bandes moyenâgeuses du Front bulgare en 1918 dans « Capitaine Conan » tout en enseignant après guerre les Lettres Classiques au Lycée de Saint Malo. Ou bien à Jünger qui lisait l’Orlando Furioso de l’Arioste abrité dans son sac à pain entre deux coups de mains dans les lignes anglaises. Sont-ils jamais sortis de cette « expérience intérieure » du combat « homme contre homme » comme le disait Jünger ?
Eux sont partis depuis longtemps. Ils nous reste toutefois leurs écrits, un peu oubliés et pourtant à méditer, et aussi…. quelques uns de leurs « outils de travail » de l’époque: casse-tête, masses d’armes, lance-flammes, poignards divers, haches,…
Autant d’instruments « non-réglementaires », au moins en début de conflit, et que les état-majors se se refusaient à régulariser comme contraires aux normes sociales et aux lois de la civilisation. Le poignard notamment, ressenti comme une arme « d’apache », les voyous des faubourgs. L’Histoire en marche les a contraint à un sévère revirement de position sur le sujet.
En voici un, très classique et souvent illustré à différentes époques: le Kampfmesser austro-hongrois modèle 17 ou couteau de combat Modèle 17 . Il s’agit d’un poignard de combat parfaitement simple et efficace distribué largement aux troupes d’assaut austro-hongroises avant les grands offensives sur la Piave et en 1918. Slovènes, hongrois, dalmates, autrichiens des troupes d’assaut du KuK, parmi les plus féroces de l’Histoire, en ont fait un large usage.
L’arme fut si bonne et les italiens en capturèrent assez, au combat et après la victoire, pour qu’on les vit aussi souvent en photos au coté des Arditi et des milices mussoliniennes des années 20-30. Elle était devenu symbolique de la « génération du feu » pour tous, amis comme ennemis .
Il faut dire que l’instrument était bon et même redoutable dans sa simplicité : 21cm de lame d’acier indéformable, bien pointue avec un seul tranchant large et long, soie et lame d’un seul bloc, une poignée simple favorisant frappe d’estoc et de taille, une garde rigide courte et maniable. Prêt pour les coups de mains nocturnes et les grandes offensives.
Ce modèle iconique a connu de nombreux producteurs et variantes en Autriche, en Hongrie, en actuelle Slovénie. Le notre est bien marqué « R » au talon. Il s’agit d’un second modèle produit par Simon Redtenchbacher Sensenwerke, à Linz.
Poignée lame et fourreau (repeint) sont en très bon état. L’attache de cuir qui remplace l’originale en tissu épais est bien typique de l’époque « tranchée ». Il a servi celui-là. Il porte bien sur le dessus de sa garde un poinçon autrichien à l’Aigle Bicéphale de réception dans l’armée autrichienne. Très bonne pièce des Sturmtruppen ou troupes d’assaut de l’armée austro-hongroise en 1917/1918.
Ces troupes d’assaut de 1914-1918, organisées en unités homogènes et spécialement préparées et équipées dans certains pays dès 1915, sont les ancêtres de tous les commandos du monde.
J’ai mis deux ou trois photos de ces guerriers portant l’arme à la botte ou à la ceinture pour montrer à qui cela ressemblait en « situation ».
On le voyait encore souvent il y a quelques années mais ils partent à l’étranger et se font plus rares sous nos climats.
Bref une très bonne pièce témoignant d’un pan d’Histoire. Il est possible que je rentre prochainement un ou deux casse-tête de tranchées d’époque. Me contacter.
Très belle pièce pour un collectionneur de poignards de combat, des troupes d’assaut dans la première guerre mondiale, ou simplement de lames peu courantes.
Arme non classée au CSI mais interdite de vente aux mineurs : CNI obligatoire.
Répétons le ! L’armurerie Flingus Maximus à Paris et partout en France est là aussi pour vos formalités armes entre particuliers, le rachat de collections armes et militaria, vos estimations d’armes, vos questions armes dans les successions et héritage. Contactez votre armurier préféré via notre formulaire de contact ou à [email protected]
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